Des données à l'impact : Arxia à TICON Africa 2026 sur la formation des spécialistes africains des données et de l'interopérabilité
Par Carlos Parker · Directeur du développement international

Accélérer l'adoption de l'IA : c'est le sujet dont tout le monde parle. Mais l'IA ne peut pas être opérationnalisée sans données, et l'Afrique a un besoin urgent de spécialistes capables de gouverner ces données et de faire fonctionner les systèmes ensemble.
Une session à TICON Africa
Le 24 septembre, lors de la conférence TICON Africa à Livingstone, en Zambie, Daniel Homorodean, CEO d'Arxia, et Grace Labong, responsable du développement commercial d'Arxia pour l'Afrique, ont animé la session « From Data to Impact: Building Africa's Data and Interoperability Specialists ».
TICON Africa réunit les dirigeants, chercheurs et praticiens des TIC qui façonnent l'avenir numérique du continent.
La demande dépasse les capacités
Sur tout le continent, la demande de profils en gouvernance des données et en interopérabilité croît bien plus vite que les capacités disponibles. La session a exploré comment l'Afrique peut former ces spécialistes : les personnes qui construiront les architectures de données et d'interopérabilité et les mèneront jusqu'à une adoption réelle par les institutions et les citoyens.
Des personnes, pas seulement de la technologie
La discussion est allée au-delà de l'adoption technologique pour poser une question plus difficile : l'Afrique dispose-t-elle des personnes, des compétences et des institutions nécessaires pour transformer l'innovation en impact durable ? Les jeunes sont l'un des plus grands atouts du continent, et pourtant un écart important subsiste entre les opportunités qui émergent et les compétences disponibles.
Combler cet écart demande plus que de la formation. Il faut un développement pratique des compétences, du mentorat, des écosystèmes d'innovation, des partenariats et des défis concrets où les jeunes Africains peuvent appliquer ce qu'ils apprennent, en tant que créateurs, porteurs de solutions, entrepreneurs et leaders, et pas seulement en tant qu'utilisateurs de technologie. Il faut aussi une collaboration entre les gouvernements, le secteur privé, la société civile, le monde universitaire et les jeunes eux-mêmes.
L'avenir de l'Afrique ne se construira pas avec la seule technologie. Il se construira avec des personnes qui ont les connaissances, les compétences, les valeurs et les opportunités nécessaires pour mettre cette technologie au service de l'impact.
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