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10 avril 2026InteroperabilityDigital Public InfrastructureEvent

Douze pays, un même langage de données : l'ICGLR adopte le Mining & Minerals Data Sharing Standard élaboré avec Arxia

Par Carlos Parker · Directeur du développement international

Daniel Homorodean, d'Arxia, présente le Mining & Minerals Data Sharing Standard aux représentants des États membres de l'ICGLR à Brazzaville.

Dans la région des Grands Lacs, douze pays enregistraient les mêmes choses de douze façons différentes. Une mine, un permis, une cargaison : chaque État avait sa propre définition. Les registres ne survivaient pas au passage d'une frontière, et le reporting régional obligeait à réconcilier des tableurs qui n'avaient jamais été conçus pour s'accorder.

Du 8 au 10 avril à Brazzaville, cela a changé.

Une norme adoptée par douze États membres

Les représentants des 12 États membres de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (ICGLR) ont débattu puis adopté le Mining & Minerals Data Sharing Standard. Désormais, il soutiendra la traçabilité et l'audit des données minières dans une région qui s'étend de l'Afrique centrale à l'Afrique de l'Est.

Délégués des États membres de l'ICGLR pendant la session de Brazzaville
Les délégués des États membres examinent la norme à Brazzaville.

Près de deux ans de travail

Cette adoption conclut près de deux ans d'engagement d'Arxia auprès de l'ICGLR sur la politique régionale de partage des données (Data Sharing Policy) et la norme de partage des données (Data Sharing Standard). Ensemble, elles couvrent la collecte, la validation, le reporting et la mise à jour des données minières et minérales aux niveaux national et régional : sites miniers, permis, chaîne de possession complète, opérations connexes et suivi des exportations. Le tout est exprimé dans des modèles sémantiques assortis de spécifications techniques complètes pour la mise en œuvre.

Arxia est partie de la norme de données, pas du logiciel. Le modèle commun est publié en JSON Schema, OpenAPI et JSON-LD ; au-dessus viennent la saisie mobile hors ligne dans chaque pays, une couche d'interopérabilité fondée sur des API, une plateforme régionale de reporting et des registres de cycle de vie immuables. Quand la norme évolue, la plateforme suit sans être reprogrammée.

Présentation du modèle de données au public régional

Ce que cela change concrètement

Un acheteur, un auditeur ou un régulateur peut désormais suivre une cargaison de la mine jusqu'au certificat et la vérifier de manière indépendante. Pour la région, c'est une réelle avancée vers la fin de l'exploitation minière illégale et abusive, et un exemple clair de la manière dont l'infrastructure publique numérique améliore la vie des gens.

Au-delà de l'exploitation minière

Le même problème se pose dans le climat, l'agriculture, les douanes et la santé publique, et il appelle la même réponse : une couche de données neutre et partagée. Arxia voit dans la norme de l'ICGLR un signal pour que les pays du monde entier établissent une traçabilité complète des données minières et minérales, en s'appuyant sur ce que la région des Grands Lacs vient d'accomplir, et se tient prête à accompagner ce travail.

Découvrir le travail d'Arxia en matière d'interopérabilité →